09 juin 2020
Bonjour, bonjour à tous,
Il y a dans tous les métiers, des récurrences… et dans celui de l’automobile l’une d’elles se numérote 911 ! Y a comme ça et quelque soit le créneau, quelques numéros mythiques, 501, N°5, 007, 06 12 58… que vous aurez tous bien entendu associé au téléphone perso de Vanessa Hessler et dans celui de l’automobile, s’il devait n’en rester qu’un c’est bien 911, avec bien entendu R21…Alors, je sais, d’emblée, vous vous dites : et allez donc, encore un chroniqueur pro-allemande ! Et je dois reconnaitre que pour un amateur de belle voiture, l’essai d’une 911, ça a le même effet qu’une journée chez Disneyland pour un enfant ou des vacances en Colombie pour Beigbeder ! Et pourtant, pourtant ! Je vais peut-être vous étonner, mais cette fois ci, je partais avec un gros a priori ! Effectivement, sur le papier, cette nouvelle Porsche, type 992 donc, à grandi et grossi, passant même la fameuse barre des 1500 kg ! Un fil rouge à ne pas dépasser chez les sportives ! Pour moi, c’en était donc terminé de la 911, j’allais essayer la descendante de la 928, voiture géniale dans l’absolu, mais certainement pas une PORSCHE, en tout cas, aux yeux des puristes.
Il m’aura fallu une bonne centaine de mètres pour revenir totalement sur mon a priori, comment un tel sentiment de compacité et de légèreté peut-il émaner de cette voiture ? Absolument magique ! Et pourtant de la sportive, j’en ai conduit et pas qu’un peu, de la Renault Fuego, en passant par de l’Opel Manta, et même de la Ford Puma alors à moi, on n’me la fait pas ! Mais surtout, comment ces ingénieurs (ou druides) peuvent-ils faire toujours mieux ? Magique ! Notamment en tenue de route… alors ok, les roues arrières directrices participent grandement à inscrire la voiture en virage, mais déjà sur la précédente version, on ne roulait pas dans une savonnette ! Il est aussi difficile de faire décrocher l’arrière qu’un sourire chez Manuel Valls !
Mais ce qui est stupéfiant, c’est cette capacité à abattre le 0 à 100 en largement moins de 4 secondes, pointer à 300 km/h et dans la foulée, se rendre à la boulangerie sur un filet de gaz, tout en douceur, dans une relative discrétion et tout cela dans un très bon confort…
Pour la partie moteur, on est toujours sur le fameux six cylindres à plat, tellement mythique que l’on pourrait en faire une thèse ! Alors, oui, y aura toujours des grincheux pour dire que oui mais c’est étouffé par un turbo gnagnagna, étouffé de quoi ? D’abord, on prend allègrement 7 500 tours, y a du couple partout et des chevaux, 450 ! Pas des poneys ! Du pur-sang Monsieur ! Sachant que, grâce au turbo, on est revenu à une cylindrée normale (3 l soit 500 cm3 par gamelle) parce que, sans turbo, on était quand même arrivé à 4 l de cylindrée, soit le double des toutes premières 911, et pourquoi pas un V8 pendant qu’on y était ? Question freinage,toujours aussi puissant qu’endurant (mais ça, chez Porsche, un excellent freinage, c’est proverbial).
Au chapitre des critiques, parce qu’il faut bien trouver quelque chose à redire… je pourrais parler des capteurs d’aquaplaning grevant le poids pour une utilité qui reste à démontrer, un écran dédié aux G négatif et latéraux à l’inutilité démontrée… Ah et puis si, j’ai trouvé ! le sélecteur de vitesse PDK, ridiculement petit et ressemblent à un rasoir électrique… autre critique et Porsche n’y est pour rien, c’est le marqueur social, avec la Rolex, la piscine et une seconde épouse, plus jeune, il faut bien reconnaitre que la 911 fait partie du package… gênant et puis si je devais être tatillon, je parlerais tarifs, ou plus exactement, tarifs des options dont la liste est aussi longue que les écrits de Balzac, à moins que le problème soit mes revenus… Ah mais oui c’est ça ! je n’ai pas de Rolex ! Oh le tocard !!!
La semaine prochaine, pas d’essais, ni de chronique d’ailleurs, puisque nous vous passerons un best off des meilleures blagues d’Alain Finkielkraut !
Au revoir, merci et bonne route !
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