Christine de Oliveira, candidate sur la liste de Vasco Morgado candidat à sa propre succession à la présidence de la freguesia de Santo Antonio est épuisée mais ravie. Epuisée par la campagne qui si elle n’a pas été longue dans la durée n’en a été que plus intense, et ravie par les résultats qui ont vu la liste dont elle fait partie remporter le scrutin avec plus de 45% des voix, une victoire nette et sans bavure magnifiée par le fait que Carlos Moedas, de la même famille politique que Vasco Morgado a fini lui-aussi par triompher dans la course à la conquête de la Camara Municipal de Lisbonne.
Pour ce qui concerne la freguesia de Santo Antonio, l’équipe de Vasco Morgado se retrouve avec en main tous les leviers du pouvoir exécutif puisque les 5 variadores (l’équivalent des adjoints au maire) seront issus de ses rangs et la majorité à l’assemblée de freguesia (l’équivalent du Conseil Municipal) est elle aussi assurée.
L’analyse de Christine peut se scinder en 2 réflexions, d’une part elle constate tant au plan national qu’au plan local une usure des socialistes, et des électeurs ouverts à un changement, et plus encore au moment du vote qu’un peu avant, ce qui pourrait expliquer les sondages assez loin de la réalité du terrain. Elle en conclut que les élections législatives de 2023 pourraient réserver des surprises.
Par ailleurs, elle pense que la victoire de Carlos Moedas en est peut-être l’indicateur le plus sûr, les citoyens sont lassés des hommes politiques professionnels, des partis politiques et des « cuisines » électorales et sont plus sensibles à des personnalités de la société civile qui décident de prendre en main le destin de leurs communautés sans en faire une profession sur le long terme. Le score national des mouvements locaux ou de citoyens semble lui donner raison, puisque l’ensemble de ces mouvements qui sont en marge des partis politiques représente 5,54% des voix, soit plus que Chega ou le Bloc de Esquerda, le PAN, Initiative Libérale et les écologistes, ce n’est pas neutre du tout et cela décrit peut-être une nouvelle manière de s’intéresser à la chose publique et deviendra à terme peut-être un moyen de juguler l’abstention.
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