04 novembre 2020
Les habitudes de la politique portugaise sont différentes des coutumes de la vie politique française, jugez plutôt la situation du parti socialiste qui n’a pas désigné de candidat officiel pour défendre ses couleurs, mais dont un de ses membres Ana Gomes s’est elle déclarée candidate, sans pour autant encourir les foudres de son parti. Ce dernier se réunira à la fin du mois d’octobre pour soit désigner un candidat officiel, soit se ranger derrière Ana Gomes soit encore faire ni l’un ni l’autre de façon à ne pas nuire à la réélection du Président Marcelo Rebelo de Sousa, bien que ce dernier soit un adversaire politique puisque membre du PSD !
Inconcevable dans la vie politique française !
Notre invité le député Paolo Pisco, socialiste rend hommage à la compétence et à la loyauté du Président sortant, qui selon lui a joué son rôle avec compétence et dans le plus pur respect des institutions, contribuant à apporter une grande stabilité politique au Portugal ce qui est important dans les périodes de crise. Il nous indique même que nombre de membres du parti socialiste seraient prêts à voter pour le Président sortant.
Imagineriez-vous un premier ministre de gauche soutenir la candidature d’un Président de droite en France ? Certes le Président de la République portugaise a un rôle beaucoup moins important que celui de la République française, le pays est gouverné par le parti vainqueur des élections législatives qui représentent elles le véritable grand enjeu pour les partis politiques portugais.
Il n’empêche que cette grande lucidité sur les adversaires, cette honnêteté intellectuelle et ce souci de l’intérêt supérieur de la nation mis au-dessus des intérêts politiques et partisans me semblent des sources d’inspiration pour la vie politique française !
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