Olga ukrainienne vivant au Portugal nous raconte l’odyssée de sa famille jusqu’au Portugal

04 avril 2022
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Olga est ukrainienne, elle originaire du nord-est de l’Ukraine, la zone qui a été touchée la première par l’invasion russe, sa famille demeure sur place et a connu dés le 24 février des bombardements quotidiens. La situation est très stressante, on ne sait jamais quand et où vont tomber les obus, on ne sait pas s’il y aura encore de l’électricité ou de l’eau dans son quartier, on ne sait pas si on trouvera de quoi se nourrir, on ne sait pas si on sera encore en vie dans l’heure à venir.

C’est pour cette raison qu’une partie de sa famille a décidé de quitter l’Ukraine et de rejoindre Olga au Portugal. La mère d’Olga, très âgée a préféré rester sur place ainsi que son frère qui occupe un poste important dans les activités de protection de la population puisqu’il est pompier professionnel.

Ainsi ce sont des femmes et des enfants qui ont décidé de quitter leur maison, leur ville et leur pays.

Il faut savoir que les possibilités d’évacuation sont organisées par le gouvernement ukrainien, ce dernier met à disposition et gratuitement des bus et des trains afin de rejoindre les frontières, ce qui signifie que l’état ukrainien fonctionne toujours tant bien que mal malgré les offensives russes, mais ces moyens de fuite sont pris d’assaut et beaucoup de monde tente de se mettre à l’abri, ajoutez à cela les alertes et vous comprendrez pourquoi pour parcourir quelques centaines de kilomètres, il a fallu presque trois jours de voyage à la famille d’Olga qui s’est retrouvée sans le vouloir à la frontière avec la Roumanie. Devant l’affluence des réfugiés, il a fallu plus de 6h pour passer la frontière, mais une fois celle-ci passée, elles ont été accueillies par des volontaires roumains très efficaces qui les ont conduites jusqu’à la première gare et leur ont permis de rejoindre Bucarest par le train, c’est là qu’Olga les a rejointes. 

Le voyage est loin d’être terminé, les billets d’avions sont très chers et très rares pour se rendre au Portugal, aussi c’est en bus qu’elles partent pour Madrid, et s’embarquent à nouveau pour 3 jours de voyage. Arrivées à Madrid, comme elles étaient accompagnées d’un chien, elles n’ont pas pu prendre le bus et ont dû bénéficier de la solidarité ukrainienne grâce à des volontaires ukrainiens qui les ont conduites en voiture jusqu’à la frontière portugaise où d’autres volontaires ukrainiens du Portugal les ont enfin convoyées jusqu’à leur destination finale. En tout une dizaine de jours de voyage !

Arrivées au Portugal, les démarches administratives sont facilitées pour les réfugiés ukrainiens afin de les intégrer au plus vite, ainsi des cours de langue sont dispensés aussi et toutes les formalités d’enregistrement sont facilitées et faisables dans les centres sociaux et dans les centres d’accueil.

Il est à noter une difficulté peu prévisible, le change de la monnaie ukrainienne (la hryvnia) pose un problème au Portugal, et les réfugiés qui sont partis avec un peu d’argent se retrouvent finalement sans possibilité de changer ces sommes en euros, une difficulté de plus…

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