09 décembre 2021
Le 8 décembre est un jour férié au Portugal, c’est le jour de l’Immaculée Conception, c’est aussi un jour important dans l’histoire de la ville de Lyon, c’est le jour de la Fête des Lumières, un jour où les habitants de Lyon ont pour habitude de mettre à leur fenêtre un lumignon, une bougie. Cette tradition remonte au XIXe siècle, celle de mettre des lumières à sa fenêtre, une statue de la Vierge devait être érigée le 8 septembre 1852, or des inondations frappaient la ville de Lyon, il a été décidé de repousser 8 décembre, jour de fête mariale, or ce 8 décembre est jour de tempête, la cérémonie est proche d’être annulée de nouveau quand le ciel se dégage comme par miracle, les habitants spontanément le soir même mettent des bougies à leurs fenêtres pour fêter ce qu’ils considèrent comme un signe, les autorités religieuses en font de même avec la chapelle de Fourvière qui illumine la nuit lyonnaise en ce 8 décembre, une fête et une tradition sont nées ! Tous les 8 décembre depuis lors, à Lyon, on fête les lumières !
A Lisbonne aussi, c’est une première au restaurant l’Os à Moelle, les bougies sont bien présentes et le menu est résolument lyonnais. A l’appel de Fabrice Lachize ambassadeur de la ville de Lyon, se tient ce repas lyonnais pour que les lumières de la capitale des Gaules resplendissent dans le monde entier.
A cet appel, les lisboètes ont répondu présent, le restaurant était complet, plus de 40 personnes sont venues fêter cet évènement autour d’un des monuments de la ville de Lyon, sa gastronomie !
Eric Charlet le chef de L’Os à Moelle avait pour l’occasion travaillé son registre lyonnais, avec en entrée rosette, pâté et rillettes maison,et cervelle de canut accompagné d’une salade de mesclun avec lardons et œuf poché, suivi d’une inévitable et délicieuse quenelle maison bien sûr, d’un saucisson pistaché et brioché lui aussi issu du savoir-faire du chef, un Saint-Marcelin comme fromage, quoi de plus logique et une torche aux marrons revisitée en dessert, car Lyon était aussi la capitale des marrons au début du XXe siècle.
Les convives se sont régalés, l’ambiance était très amicale et festive, et chacun s’est quitté en se disant que perpétuer cette fête lyonnaise des lumières à Lisbonne était une idée à suivre !
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