09 mai 2022
Stéphane Vojetta est notre député, pour nous français vivant en Andorre, en Espagne, à Monaco et au Portugal, il a manifesté son envie de continuer à nous représenter en se représentant, mais son propre parti politique (LREM) en a décidé autrement en donnant son investiture pour cette circonscription à Manuel Valls qui ne fait pas partie d’ailleurs de LREM.
Ce parachutage rappelle furieusement ce que LREM appelait il y a peu « l’ancien monde », on ne peut s’empêcher de penser à l’un des hommes politiques les plus spécialisés dans les opérations de parachutage au moment des législatives, vous aurez reconnu l’ineffable Jack Lang, et n’est pas du goût de Stéphane Vojetta.
Ce dernier s’estimant d’une part trahi et pensant d’autre part que cette investiture est une erreur politique pouvant mener à une défaite cuisante de l’ancien premier ministre dont la popularité n’est peut-être pas le trait majeur, a décidé de maintenir sa candidature.
Cet acte lui a été dicté nous indique-t-il d’une part par ses convictions, d’autre part par la montagne de messages de soutien reçus ces dernières heures.
Stéphane Vojetta est donc et c’est officiel candidat à sa propre succession dans la 5e circonscription. Il ne peut bien entendu plus se présenter sous l’étiquette LREM, son parti va d’ailleurs surement et assez rapidement procéder à son exclusion, aussi c’est sans étiquette partisane qu’il se présentera devant les électeurs.
Néanmoins et toujours par fidélité à son engagement, une fois élu, il siégera et votera avec la « majorité présidentielle » (si les partis soutiens du président sont majoritaires à l’issue du scrutin bien entendu).
Cette circonscription plutôt sans histoire se retrouve sous les feux des projecteurs, entre un ancien premier ministre prêt à tout pour retrouver une existence politique jusqu’à ce jour jalonnée de défaites (défaite à la primaire du PS et malgré l’engagement pris, il ne soutient pas le vainqueur de la primaire Benoît Hamon, mais appelle à voter Macron, en 2017, il est réélu de très peu, 139 voix à Evry lors des législatives, il démissionne de son mandat de député en 2018 pour s’engager dans la vie politique espagnole en tentant de devenir maire de Barcelone, avec 13% des voix, sa liste est en 4e position, il est tout de même élu conseiller municipal en 2019, mais il démissionne de cette fonction en 2021) et cette élection prend une ampleur dans la presse sans commune mesure avec ce qu’elle représente, mais a plutôt valeur de symbole.
Quoi que l’on puisse penser des uns ou des autres, seuls les électeurs ont le pouvoir et le devoir de trancher par leur vote.
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