31 mars 2022
Mehdi Benlahcen est un ancien conseiller consulaire, membre du parti socialiste, il soutient ce que l’on a longtemps appelé la gauche de gouvernement qui semble par cette élection menacée de disparition tant les intentions de vote attachées à la candidature d’Anne Hidalgo sont faibles. Outre l’erreur de casting évidente d’une candidate qui affirmait péremptoirement au lendemain de sa réélection surprise à la mairie de Paris que rien ne la ferait dévier de sa mission au service de ses administrés, et dont le charisme et les qualités d’orateur se situent à mi-chemin entre ceux de Poutou et de Pécresse, il semble que la base électorale du PS soit partie grossir les rangs des électeurs de Macron pour les plus centristes et ceux des électeurs de Mélenchon pour les plus à gauche.
Mehdi Benlahcen nous indique ressentir un courant d’intentions de vote en direction de LFI de la part de militants pour qui ce vote ne s’imposait pas en première intention, mais par une sorte de réflexe de « vote utile » et afin d’espérer voir un candidat issu de la gauche s’approcher du second tour ou pourquoi pas y accéder. Cette explication semble corroborée par les derniers sondages mettant Mélenchon en troisième position derrière le duo Macron-Le Pen qui demeure, dans les sondages assez loin devant. Sera-ce suffisant pour briser le plafond de verre de LFI qui se situerait autour de 14-15% et pour accéder, au second tour, l’avenir nous le dira. Il faudrait pour cela que LFI continue et accentue son « siphonage » des autres candidats de gauche, notamment l’écologiste Jadot et le communiste Roussel, mais ces derniers ne représentent pas un réservoir très profond avec des intentions de vote de 5% pour le premier et 3,5% pour le second.
On sent un certain désenchantement dans les propos de Mehdi Benlahcen qui se demande ce qu’il restera du PS au lendemain du premier tour de cette élection présidentielle dans laquelle la bataille des idées a lieu à la droite de la droite « de gouvernement » dont le sort ne paraît pas beaucoup plus enviable que celui du PS, si ce n’est que d’un point de vue financier, la situation sera beaucoup moins préoccupante, mais la candidate Pécresse semble tout de même devoir se contenter d’une score inférieur à 10%, et une 4éme ou 5éme place…
Les partis dits de gouvernement, de gauche comme de droite semblent devoir attendre de nombreuses années avant d’espérer pouvoir revenir au gouvernement.
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