Deux campagnes différentes, Carlos Moedas veut la mairie de Lisbonne, Vasco Morgado veut la freguesia de Santo-Antonio

24 septembre 2021
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On a coutume de dire qu’une campagne électorale coûte cher, pas toujours, pas pour tout le monde, cela dépend de ce que vous sollicitez comme fonction. Ainsi je vous propose de comparer la campagne de Carlos Moedas et sa liste Novos Tempos qui vise la mairie de Lisbonne et celle de Vasco Morgado qui vise la présidence de la freguesia de Santo-Antonio, une des 24 freguesias de Lisbonne.

Les 2 candidats sont de la même couleur politique le centre droit, Vasco Morgado est sortant, Carlos Moedas est challenger de Fernando Medina, le premier est un gars de son quartier qui y est né y a toujours habité, le second a étudié et vécu à l’étranger, a travaillé à la commission européenne.

Vasco Morgado n’a pas de moyens pour sa campagne, rien de plus que son temps, celui de ses colistiers, sa connaissance des gens de sa freguesia, des commerces de chaque rue, sa chaleur humaine et sa volonté de bien faire. Alors sa campagne c’est cela, rencontrer les gens là où ils vivent, dans les cafés, les commerces, dans la rue, expliquer, convaincre, arpenter la ville, défendre son bilan. Exercice qui lui est habituel, Vasco Morgado est très souvent dans la rue, il vérifie que les décisions trouvent leur application, détecte des problèmes, écoute les administrés et tente de leur donner satisfaction, sans meetings, musique attroupements.

Pour Carlos Moedas, l’échelle est différente, quand il va à la rencontre de la population, il y a plus de gens qui l’entourent, il est soutenu par les grands leaders nationaux, sa campagne est fortement médiatisée, les débats sont télévisés, ils sont retransmis et suivis avec ferveur par ses militants au siège de la campagne, il y a aussi des meetings comme celui qui s’est tenu au théâtre de Trindade dans le Chiado devant plus de 400 personnes, des soutiens comme celui de la maire de Madrid ou de personnalités de la société civile portugaise, mais le but reste le même, il doit convaincre les électeurs qu’il est l’alternative possible au maire sortant.

Ainsi se rend-on compte que la conquête de la capitale ressemble à une élection nationale, partisane, politique, demandant des moyens, quand la conquête d’une freguesia ressemble à celle d’un village, à ces élections locales dans lesquelles on vote pour un homme que l’on connait, une équipe, une proximité.

Dans les 2 cas, le dernier mot revient à l’électeur, nous saurons le 26 septembre au soir ce qu’ont décidé les citoyens de Lisbonne.

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