20 août 2022
En début de semaine, le manque de surveillance dans les prisons faisait la une.
De plus en plus de colis contenant de la drogue, des téléphones portables et d'autres objets interdits sont jetés à l'intérieur des prisons portugaises, pour être ensuite récupérés par les détenus. Pour vérifier si la zone ciblée est surveillée et pour avertir le destinataire de la livraison, les complices font exploser de petits pétards le long des murs de la prison.
Une source pénitentiaire assure que de plus en plus de colis arrivent à l'intérieur des prisons. Dans un de ces colis, retrouvé la semaine dernière dans la prison de Custóias, à Matosinhos, il y avait un demi-kilo de haschich, une quantité considérable de drogue pour le contexte carcéral.
Ce colis , comme tant d'autres, a été lancé depuis l'extérieur de la prison et a atterri sur la piste, d'une largeur de six ou sept mètres, qui sépare la dernière clôture de cette prison du mur qui délimite le bâtiment. Les colis sont en général récupérés par les détenus qui travaillent dans les prisons et qui ont accès à ces zones. Drogues et téléphones portables sont ensuite revendus à des prix très élevés aux détenus.
L'actualité, cette semaine, a également tourné autour de l'incendie de la Serra da Estrela.
L'incendie qui s'est réactivé lundi à la Serra da Estrela fait rage avec une "haute intensité" et enregistre un "comportement violent". Les flammes ont atteint les municipalités de Manteigas, Covilhã et Guarda, a indiqué le commandant de la protection civile.
"C'est un incendie avec un comportement violent, dans de nombreuses zones avec une intensité élevée", a déclaré André Fernandes, lors d'une conférence de presse au siège de l'autorité nationale d'urgence et de protection civile. En ce moment, a-t-il ajouté, les moyens de secours procèdent "à l'évacuation des différents villages qui se trouvent sur la trajectoire des flammes".
André Fernandes n'a cependant pas précisé le nombre de personnes qui ont déjà été éloignées de leur domicile ou qui ont été confinées, soulignant que "ce sont des opérations qui se déroulent au rythme de l'avancée du feu".
En milieu de semaine a lieu la manifestation des salariés de TAP air Portugal .
Des centaines de salariés de TAP ont manifesté à Lisbonne contre les «erreurs» de gestion qui compromettent, selon eux, le succès du plan de restructuration de la compagnie aérienne re-nationalisée en 2020 à la suite de la crise sanitaire.
Un plan de sauvetage de TAP prévoit notamment des baisses de 25% pour les salaires supérieurs à 1.410 euros jusqu'en 2025, ainsi qu'une réduction de la flotte de TAP et la cession de créneaux de décollage et d'atterrissage. «Sans cet effort, nous n'aurions pas obtenu le feu vert de la commission européenne pour le plan de restructuration qui a permis de sauver TAP», a estimé la direction du transporteur portugais, rappelant que les syndicats avaient validé cet accord.
Jeudi, la vague de chaleur à venir obligeait l'État à s'adresser à la population.
La chaleur inquiète au sommet de l'État alors que la population ne s'est pas encore remise de la canicule et des dégâts causés par la sécheresse. Le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs prévenu : "Nous ne sommes pas encore à bout de cette période critique d'incendies", à l'issue d'une réunion avec les responsables de l'IPMA.
"Nous allons entrer dans une troisième vague de chaleur" à partir de samedi "qui devrait se prolonger jusqu'en septembre", qui s'annonce comme un "mois plus chaud et plus sec" que la normale, a-t-il affirmé.
Et vendredi c'est le Président de la République qui se voyait obligé de prévenir les portugais concernant la hausse des températures.
Le président de la République a indiqué que le pays entrera dans une troisième phase de risque d'incendie, moins grave que celle vécue en juillet, mais qui nécessitera tout de même quelques mesures, qui seront annoncées aujourd'hui par le gouvernement. "Deux semaines difficiles sont attendues", a prévenu Marcelo Rebelo de Sousa, soulignant que le mois prochain sera "plus compliqué que septembre 2021".
"Les Portugais doivent être conscients des efforts qu'il faudra faire", a ajouté le président Marcelo
Selon les prévisions de l'IPMA, les températures maximales pourraient atteindre près de 40 degrés à partir de ce samedi. Le chef de l'Etat a toutefois précisé que l'état d'urgence ne devrait pas être déclenché, car "après tout, nous ne sommes pas confrontés à la situation dramatique qui a justifié cette situation en juillet" a-t-il conclu.
Bon Week-end !
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