30 octobre 2021
Comme tous les week-ends, c’est l’heure du point sur les nouvelles de la semaine sur la French Radio.
L'actualité qui domine les derniers jours, c'est le rejet du projet de loi sur le budget 2022 mercredi soir.
Après des jours d’incertitude et de négociations, les alliés de gauche du gouvernement socialiste ont choisi de dire non à la loi de finance telle qu’elle était proposée.
Dimanche, le Bloco de Esquerda a révélé que ses députés allaient voter contre. Le lendemain, le parti communiste a fait la même annonce. La gauche radicale estime que le gouvernement n’a pas assez intégré ses propositions au texte. Le parti socialiste a eu beau affirmer qu’il s’agissait du budget le plus à gauche de ces dernières années, les alliés de la coalition n’ont pas dépassé leurs points de blocage. En cause, la hausse significative du salaire minimum réclamée par le PCP, la question des retraites, ainsi que d’autres mesures sociales. A la suite de cette double annonce, le scénario d’un rejet du texte a commencé à se concrétiser.
Le chef de l’Etat Marcelo Rebelo de Sousa a appelé au compromis et à la discussion. Il a aussi annoncé qu’en cas d’échec du texte au Parlement, il userait de son pouvoir de dissolution de l’Assemblée.
C’est ce qui a fini par se produire, mercredi en fin d’après-midi : la sentence est tombée, les 108 députés socialistes se sont retrouvés en minorité face à la droite et à la gauche radicale. Le budget a été rejeté. Une crise politique que les Portugais n’ont pas vu arriver s’ouvre donc après plus de 18 mois de pandémie. C’est la fin de la geringonça, littéralement le “machin”, alliance fragile entre les gauches qui avait porté António Costa au pouvoir en 2015.
Que va-t-il se passer désormais ?
Certaines voix à gauche assurent qu’une gouvernance est possible sans passer par la case élection, le temps de renouer des accords et de repenser une nouvelle loi de finances. Mais ce n'est pas le chemin emprunté par le président. Marcelo va consulter les partis ce samedi puis réunir le Conseil d’Etat mercredi prochain, comme le veut la Constitution en cas de dissolution. Le pays se dirige donc vers des élections législatives anticipées. Quand, telle est la question. Si le chef de l’Etat dissout l’Assemblée, le scrutin doit se dérouler dans les 60 jours qui suivent.
Dans le reste de l’actualité, les chiffres du Covid remontent au Portugal.
Tous les indicateurs sont à la hausse, sauf le taux de mortalité. La ministre de la Santé Marta Temido prévoit un bilan quotidien de 1300 nouveaux cas par jour la semaine prochaine. La tendance est la même que dans la plupart des pays européens avec la baisse des températures et le relâchement des gestes barrières. Le Portugal peut se targuer d’un taux de vaccination très élevé avec près de 86% de la population vaccinée. Quant à la distribution de la troisième dose de rappel, elle est quasiment terminée dans les maisons de retraite.
La grève dans le métro de Lisbonne cette semaine.
Les négociations sur les salaires et la valorisation des carrières n’avancent pas. Le métro non plus. La circulation était totalement bloquée entre 5 et 10 heures du matin mardi et jeudi. Les syndicats ont annoncé une nouvelle mobilisation la semaine prochaine.
Autre nouvelle peu réjouissante : la fin de l’été qui s’est prolongé jusqu’à la fin du mois d’octobre. Mais ces jours-ci, il pleut. Le pays est en alerte jaunes intempéries ce week-end. Un épisode dépressionnaire venu de l’Atlantique. L’institut de météo portugaise alerte sur les risques d’inondation dans les zones urbaines notamment.
Enfin n’oubliez pas le changement d’heure ce week-end. On passe à l’heure d’hiver : dimanche à deux heures, il sera 1 heure du matin.
Bon week-end !
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